Éclosion au printemps du « Nid de Cigognes »

Le décor n’avait plus changé depuis 40 ans. À Ostheim, l’hôtel-restaurant Au Nid de Cigognes a engagé de gros travaux de rénovation.
Objectif : apporter une note de fraîcheur tout en préservant son aspect traditionnel. Réouverture prévue le 27 mars. Les murs ont été abattus et la salle de restaurant apparaît dans toute son immensité. Un espace de 400 m2 en pleine mutation. Le chantier, qui a démarré le 11 février, durera six semaines. « Le but des travaux, c’est la mise en conformité de la structure. » L’établissement se dote d’un nouvel ascenseur pour son hôtel. « Comme il empiète sur le restaurant, nous avons dû casser des cloisons pour agrandir la partie restauration.» Des ouvertures supplémentaires pour favoriser l’évacuation en cas d’incendie et un système de désenfumage depuis les couloirs de l’hôtel seront aménagés. Il est aussi prévu de nouvelles toilettes pour personnes handicapées. « Une autre salle plus moderne et plus gastronomique »
David et Céline Houx ont décidé d’opter pour un style plus contemporain. Ils représentent la troisième génération à la tête de la maison. Créé en 1935 par Jules et Marie Utzmann, l’hôtel-restaurant, alors situé route de Colmar, a été entièrement démoli pendant la Deuxième Guerre mondiale. Reconstruit en 1952 sur la place des Cigognes, il est ensuite tenu par le fils des fondateurs, Martin, et son épouse Danièle, puis, depuis 2006, par leur fille Céline, épouse de David Houx. Tous deux veillent sur 35 employés, dix en cuisine, autant en salle et en chambre, plus cinq au bureau et à la réception. « Nous garderons un grand espace pour la brasserie alsacienne qui est notre cœur de métier, annonce le propriétaire des lieux. Elle contient 280 à 300 places assises. Nous aménagerons une autre salle, plus moderne et plus gastronomique, pouvant recevoir une trentaine de personnes. » Un vitrail orné d’un paysage alsacien séparera les deux espaces. Cette innovation est destinée à répondre aux désirs de clients « de plus en plus exigeants ». L’ambiance sera tout en rouge et gris anthracite.
Le chef Johann Leroy, qui avant de gagner Ostheim, tenait le piano d’un restaurant gastronomique dans les Vosges, travaillera plus souvent le homard ou la Saint-Jacques. Au total, 250 repas sont servis chaque jour. « Des chaises alsaciennes style winstub » Dans un environnement plus lumineux qu’avant, le bois restera l’élément essentiel de la décoration.« Nous remettons le parquet authentique en chêne sur une partie de la structure ». Ailleurs, le carrelage a été arraché pour y substituer un parquet du même type. Les clients accéderont par une nouvelle entrée au restaurant, qui sera climatisé. Tout le mobilier, bar y compris, est renouvelé. « Nous avons fait fabriquer des chaises alsaciennes style winstub remplaçant les anciennes. Les tables auront un plateau en chêne. Et nous avons acheté de la vaisselle neuve pour la salle gastronomique. » Les fenêtres, elles aussi, ont été changées. « Les Bâtiments de France ont exigé que nous remettions des vitraux. »
Ce chantier, orchestré par le cabinet Frög Architecture, de Strasbourg, occasionne une dépense de près d’un million d’€. En 2011, de grands travaux avaient été entrepris dans la partie hôtel. Dix-neuf nouvelles chambres de catégorie supérieure avec piscine, sauna et hammam avaient été créées, portant leur nombre total à 73. Céline et David Houx dans la grande salle de restaurant agrémentée de son plafond en caissons qui sera préservé. Installé en 1985, il est constitué de cinq sortes de bois : de la ronce de noyer, de la loupe d’orme, du chêne, du cerisier et du sapin. Articles du journal l’Alsace du 08 Mars 2017 par Michelle Freudenreich http://www.lalsace.fr/?mnc=als&site…